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Quelques exemples de la forme que peuvent prendre les journaux scolaires.

▲   Jacques Brunet - lycée de Lormont 1972   ▼

 Le journal mural tel qu'il peut être pratiqué en lycée. Il nécessite peu de matériel et peut être mis en place rapidement dans des éta-blissements aux horaires éclatés. Il n'est pas toujours bien vu des collègues lorsqu'il est affiché dans un lieu de passage des élèves.

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Il représente cependant un bouffée d'oxygène dans des lycées à forte discipline et répond au droit fondamental d'expression des jeunes. Nous avons également cultivé une correspondance par affiches dans des réseaux d'une vingtaine de classes. Une forme de journal mural minimaliste. Les affichettes étaient polycopiées en 20 exemplaires au format A4. Elles étaient  envoyées à toutes les classes. Nous les aggrandissions en A3 dès réception pour les exposer. Une idée d'Alex Lafosse.

Mm


 


 

Mm - lycée Viette (original)



 
 

Denis Goll (Michel Mulat en collège)

Comme indiqué ci-contre la diazocopie permet de faire des photocopies solaires. Elle peut être utilisée par des enfants de maternelle comme des adolescents en collège.

Une planche à la dimension requise dépassant d'une feuille d'environ 21x30cm. Un carton collé dessus pour avoir une surface plane. De l'adhésif pour articuler une vitre et la protéger sur le pourtour. Une feuille noire opaque également collée sur la planche pour opacifier.

Du papier avec lequel les architectes tiraient leurs plans (noir, bleu ou bicolore comme ci-contre). Vendu par rouleau cela ne coûtait presque rien à la coopérative. Ce papier réagit aux ultraviolets.

 

Je place sur la planche la feuille sensible de papier d'architecte découpée au format voulu. Je pose par dessus le document à reproduire qui ne doit pas être imprimé au verso. Je rabats la vitre. La durée dépend de l'ensolleillement. de quelques minutes à un heure. Dès que je vois apparaître l'impression je rabats la feuille noire et j'ai alors tout le temps voulu pour préparer le révélateur.

Une bouteille d'eau en plastique. Je coupe le fond qui va cecevoir l'amoniaque. Je retourne l'autre partie et y place la feuille à révéler roulée. Se protéger des vapeurs en restant dehors.

Ce dispositif sera amélioré pour limiter les vapeurs, par la construction de boîtes en bois comportant le même système placé au-dessus d'un bac 20 cm plus bas, pour recevoir l'amoniaque.


 

Denis Goll

Collège Beaucourt - 1978

Les conditions matérielles rendent impossible l'utilisation de l'imprime-rie dans des classes de second degré. Même si nous parvenons à obtenir, au prix de longues batailles, une salle dans laquelle nous pouvons afficher et entreposer du matériel, nos horaires saucissonnés nous obligent à travailler en temps très limités.

 

  La ronéo à alcool reste l'impression la plus accessible en collège dans les années qui précèdent l'imprimante. Des stencils permet-tent une impression en couleur mais il faut autant de passages que de couleurs.

 

 

Il faut être très organisés, mais nous avons imlprimé en lycée avec un limographe y compris dans des établissements dans lesquels il fallait changer de salle toutes les heures, avec entre 35 et 39 élèves.

Nous fabriquions nous mêmes nos limographes. Un support en bois, 4 tasseaux, une toile de soie tendue dessus, des stencils au format choisi, un rouleau, une vitre ou une plaque de métal lisse pour étaler l'encre d'imprimerie, du sicatif pour accélerer le séchage. De la ficelle tendue en travers de la salle pour faire sécher les  feuilles imprimées et un annuaire pour qu'elles finissent de sècher dans du papier absorbant. Le journal était aggrafé à l'heure suivante ou après le cours par les élèves qui n'avaient pas un bus à prendre pour rentrer chez eux. A la sonnerie la salle était prête pour le cours magistral du collègue qui suivait.

39 élèves dans une salle qui ne pouvait en contenir que 40 : chacun savait ce qu'il avait à faire, en commençant par apprendre à circuler quand d'autres étaient en ateliers. Une autre façon de travailler et d'apprendre.

Je suis passé à l'informatique dès que j'ai pu, mais n'ai pas rencontré le même enthousiasme de la part de mes élèves. On avait perdu la dimension physique, corporelle de l'imprimerie.

Mm

 

 

Collège Bessancourt-1976

Seconde - Viette - vers 1980

Pichin'Tap (maternelle MS-GS) - Mireille 2014

En maternelle on peut aussi faire un vrai journal en ne sachant ni lire ni écrire. Un journal qui ressemble à un journal, avec des textes et des images qui selon ce qu'on veut montrer peuvent être des dessins ou des photos d'activités.

Ce journal-là est lié à la correspondance. Il est envoyé à une autre classe qui va vouloir faire une activité similaire. Les textes sont dictés à la maîtresse.

Selon les moyens dont on dispose on pourra avoir la chance de faire des copies en couleur. Mais en noir & blanc c'est joli aussi.

 

 

 

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