cl promenade

  Les sorties s'intègrent dans le thème plus large de l'étude du milieu local. Lorsqu'il fait ses dernières recommandations lors de la déclaration de la Seconde Guerre mondiale, Freinet précise que s'il ne doit rester qu'un seule activité à préserver à tout prix de sa pédagogie, que ce soit l'étude du milieu dans des sorties.

   Freinet ne cesse de le répéter dans ses conférences. Il n'a rien inventé, ni l'imprimerie, ni les classes promenade. Il a simplement construit, avec les pionniers, une pédagogie cohérente, émancipatrice, en donnant un sens à un grand nombre de techniques existantes qu'il a pu lire ou observer. Sans vouloir remonter jusqu'à Rabelais, c'est Jules Ferry qui met l'accent sur la nécessité de sortir des classes. En effet ses inspecteurs ne cessent de constater qu'un grand nombre d'écoles sont insalubres, "pleines de vermines". C'est incompatible avec la volonté de faire des enfants mâles de vrais soldats capables au plus vite de récupérer l'Alsace et la Lorraine (cf. Freinet le bon sens). 

   Edmond Blanguernon devient enseignant à la fin du XIXème siècle. Il donne des conférences à l'université populaire de Nevers et publie des leçons de pédagogie pour les élèves-maîtres. En 1908 il devient inspecteur d'Académie. L'année suivante il théorise la classe promenade dans le Journal des Instituteurs. Elles doivent avoir lieu deux fois par mois. On doit leur consacrer 1 à 2 heures le matin ou le soir selon les saisons. Les enfants doivent rédiger un compte rendu dans le cahier-journal de la classe, parce que c'est au compte‑rendu écrit que se mesure le mieux le profit de la classe‑promenade. (Hal). Son ouvrage Pour l'école vivante, maintes fois réédité à partir de 1910, mérite un coup d'œil. 

 

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Sorties diverses

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